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20 Mai 2012, St Bernardin
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             La plupart des romans de fantaisy et d’héroïque fantaisy sont à peu de chose près construit comme ceci : un gros méchant, portant souvent le titre de prince ou seigneur (des ténèbres, de la nuit où d’autre chose dans ce style) étend son pouvoir sur le monde qui en pâti énormément (…). Heureusement, il existe une solution pour le détruire ! Vous avez alors le choix, où vous partez à la recherche de la super arme qui est la seule à pouvoir le détruire ou bien vous partez à la recherche d’un objet dont la destruction entraînera ou permettra (y’a toujours des variantes) celle du grand méchant. Bien sûr, l’arme, le moyen de détruire l’objet (où l’objet lui-même, les variante toujours…) ne se trouve jamais chez le voisin de palier des protagonistes qui doivent donc se lancer dans un dangereux périple où ils affronterons tous les méchants serviteurs du big méchant.

            C’est le cas dans le seigneurs des anneaux, ça finit même par être le cas dans Harry Potter, et ça l’est régulièrement lorsque je lis les quatrièmes de couverture des livre de Fantaisy. En général, cela m’agasse beaucoup parce que j’ai l’impression de me retrouver devant la même histoire à chaque foi, celle décrite plus haut évidemment, peu importe le nombre de variante décelable dans le résumé.

 

            Force m’est de constater néanmoins qu’un super méchant dans une histoire de ce style s’avère souvent fort utile. Cela a en effet l’avantage de donner un but aux personnages, peu importe les raisons pour lesquelles ils se sentent concerné d’ailleurs. Or ce but finit généralement par servir de centre à l’intrigue, à charge après de ne pas tomber dans le scénario qui m’énerve et que j’ai décrit précédemment, où bien de compenser par autre chose –monde très riche, personnages passionnants…

Pendant un temps cependant, j’ai cru que mon intrigue pourrait s’en passer, mais je me demande de plus en plus si c’est vrai où au moins si l’existence d’un tel personnage ne serait pas un « mieux ».

Malheureusement pour moi, aucun de mes personnages qui pourraient occuper ce rôle de « méchant » ou au moins d’ennemi (sans pour autant être un seigneur des ténèbres d’ailleurs avec ou sans déguisement) s’opposant aux autres et désireux de réaliser un but opposé au leur, ne me conviens, ni même dans certain cas ne tienne la route. En clair, je n’arrive pas à créer de véritable méchant, ayant de la gueule et de l’allure, de figure à la foi assez emblématique et intéressante capable de s’opposer au différents protagonistes de l’histoire.

 

            En me penchant sur ce problème, j’ai observé trois travers particuliers.

 

            A-  Les faux méchants

Les faux méchants ont presque tout pour être un bon « méchant », ils ont de l’allure, ils tiennent la route et sont assez talentueux pour causer du fils à retordre aux protagonistes de l’histoire si l’envie leur prenait.

Seulement voilà, en général, après les avoir envisagé comme un adversaire potentiel pendant un temps, je me rend compte qu’en fait non, ils doivent plutôt se ranger du côté des protagonistes bien qu’ils conservent parfois une part d’ambiguïté.  

B-    Les ennemis annexes où de bd.

Ce sont incontestablement des adversaires aux protagonistes, ils s’opposent souvent à eux, à leur idée et à la réalisation de certain de leur projet quand ce n’est pas l’inverse, seulement voilà, la raison, le sujet de leur opposition, ne se situe qu’en arrière plan de l’histoire et n’ont d’ailleurs en général accès qu’à une infime partie des données de l’intrigue.

Je les appel méchant de bd, parce qu’ils conviendrait parfaitement, à l’écriture d’une bd où d’une série. Leur sort est réglé en un épisode se qui ne l’empêche de se refaire une beauté et de revenir de temps, devenant ainsi un personnage non principal mais récurant. C’est déjà bien, mais ça ne change rien au fait, qu’il me faut un ennemi à titre principal. 

C-    Les quasiment fous.

Ils ont accès à l’ensemble de l’intrigue, ont des buts et des idées clairement opposés à ceux des protagonistes et je ne risque pas de les faire changer de clan. Le problème ? S’ils ne risquent pas de changer de clan, c’est que leur vision des choses est déformé, et ce généralement parce qu’ils sont d’une certaine façons proche de la folie.

Le problème ? Qui dit folie et vision déformée dans ce cas précis, dit mauvais calculs, donc plan foireux et rapidement détourné. En clair, ils sont peut-être puissant, mais leur faille est trop évidente pour qu’il puisse devenir « emblématique ».

 

Voilà, l’un de mes plus gros soucis en ce moment côté écriture. Le problème du méchant… Je crois qu’à défaut d’en trouver un –en soulevant un caillou peut-être ?- je vais devoir explorer d’autre piste pour mes histoires.

PS : Il va sans dire que les trois catégorie de méchant raté dont je parle ne fais référence qu’à mes propres écrits.

 

 

Tags associés : mechant

J'kaz !
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Samedi 19 Janvier 2008Poster un commentaire
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