Haut de page
20 Mai 2012, St Bernardin
Mon havre et antre
Newsletter
Campagne membre
Accueil » Les salles obscures
  Articles de cette rubrique :
 

 

Je veux bien sûr parler du film inspiré du roman de Stephen King. 

Il est bien… mais ne m’a pas particulièrement emballé.

Pour planter un peu le décors, un écrivain (interprété par Jack Nicholson) se voit proposer de devenir le gardien d’un –grand- hôtel pendant l’hivers, période de l’année où le dit hôtel est complètement coupé du reste du monde. Malgré un passé déjà un peu sordide –l’une des personnes ayant occupé son poste à fini par tuer sa femme et ses deux filles-, il accepte et se rend donc dans cet hôtel avec sa femme et son fils, un petit garçon de –quoi 7 ans, je suis vraiment pas douée avec les âges- qui semble doté de certaines… euh facultés psychiques ?

Est-ce un film de maison-hôtel hanté ?  Oui, en quelque sorte mais je serais aussi tentée de répondre non. Il semble se passer des choses étranges dans cet hôtel incontestablement, mais c’est plus un film sur la façon dont un homme glisse peu à peu sur la pente de la folie.

En effet, bien qu’il assure le contraire avec un grand sourire à son nouveau patron dans la première scène, il finit par perdre la boule.

 

On peut considérer qu’il y a deux ou trois parties dans le film

Celle où l’on place le décors bien sûr, avec l’entretient puis avec l’arrivée, la visite et la découverte de l’hôtel.

Ensuite vient la partie où le personnage sombre doucement dans la folie. Elle est plutôt bien faite, et l’ambiance malsaine de l’hôtel est bien rendu avec des plans qui reviennent constamment, le sang et l’ascenseur très connu, les balades en « vélo » crispante du gamin…

Et puis vient le moment, où la folie du mari (alors tout à fait certaine) semble devenir irréversible. Il a complètement pété les plombs et bien sûr comme celui qu’il était certain de ne pas imiter, va essayer de tuer sa femme et son môme. Si Jack Nicholson joue très bien les malades mentaux, à mon avis cette partie du film est nettement moins bien. Par moment, on a presque envie de rire, je revois encore sa pauvre femme armée d’une batte de Best-Ball (comme c’est original) mettant trois heures pour monter des escaliers en faisant face à son dégénéré de mari. On a l’impression qu’elle va s’étaler à chaque marche –qu’elle monte à reculons- et tremble comme une feuille- mais on se demande surtout pourquoi cette scène dure aussi longtemps. C’est d’ailleurs un des problèmes du film, l’atmosphère est oppressante à souhait mais le rythme en pâtie un peu et le film n’est pas dépourvu de longueurs.

Quoi qu’il en soit, sa pauvre femme (il faut lui rende justice) arrive finalement à monter son escalier et, malgré l’air de demeurée qu’elle a pendant tout le film (je suis désolée pour l’actrice, mais c’est vrai) se révèle plus futée qu’on pourrait s’y attendre, voir sa décision d’enfermer son mari dans le garde manger.

Et la fin ? Sans trop en dire, l’hôtel conserve tous ses mystères, et le tout dernier plan en rajoute encore une couche. Sinon, c’est encore un film où il faut que le personnage que je préfère meurt, depuis le temps, je suis habituée.

 

Au final, je pense donc que c’est un film à voir si vous aimez le genre mais à voir une foi seulement.

PS : En illustration, l’un des couloirs de l’hôtel où le gamin aimait pédaler… Admirer la déco. C’est l’époque qui veut ça surement.

 

 

 

 

 

Tags associés : Shining

J'kaz !
0
Jeudi 31 Janvier 2008Poster un commentaire
1 2 3 4 11 12 > >>
Moteur de recherche
Shoutbox